Commentconcilier ses souvenirs enfantins de crèche de Noël avec ses santons, et son amour de la Bretagne ? En créant une crèche bretonne !
Sidans votre crèche, des délégués de parents existent, ils peuvent créent des boucles de mails pour pouvoir tenir les autres parents au courant des actualités de la crèche. Pour les informer sur les réunions et autres conseils de crèche. Ces chaînes de mails peuvent être un bon moyen de vous exprimer et de poser des questions aux
Dansle prolongement du projet éducatif que mène Loëtitia au sein de la crèche Montessori, cette directrice hyper dynamique met en place dès le mois de mars des rencontres entre professionnels de santé et parents d’élèves, afin d’aborder librement des thématiques liées au développement de l’enfant et aux diverses difficultés rencontrées.
Troisans après l’ouverture de la micro-crèche de Crécy-sur-Serre, la communauté de communes des Pays de la Serre finalise son projet de Marle. Pour 770 000 €, un équipement neuf qui répond à une réelle demande des parents du territoire est sorti de terre. La micro-crèche ne devrait pas rester vide très longtemps.
Avis aux Parents* La crèche ☆ Lola land☆ à le plaisir de vous annoncer l’ouverture des inscriptions et réinscriptions pour l'année 2020/2021 . La
1903/21 12:54. → Le versement d’une indemnité de départ à la retraite qui prend en compte, à partir du 1er janvier 2023, l’ensemble de la carrière et non simplement l’ancienneté auprès de l’employeur, ce qui excluait de fait la quasi-totalité des assistantes maternelles employées par des particuliers. la nouvelle réforme
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Une fois rassuré par la compétence de l’équipe beaucoup d’activités variées, repas sains, accompagnement du développement de l’enfant, nous nous sommes pris au jeu de l’associatif en nous occupant de la trésorerie. C’est ainsi qu’on s’est aperçu que l’associatif, obligé de réinvestir 100% de ses bénéfices dans la crèche, ne pouvait qu’être le mieux pour notre enfant. Et de toute façon on ne peut plus changer car elle demande tout le week-end à y retourner … » Clément, père de Paloma, 1 an, arrivée à la crèche à 4 mois Ma fille Paloma est entrée à la crèche très jeune, à l’âge de 4 mois. Elle est née en avril, et est entrée à la Farandole en août. Elle a été très bien accueillie dans la crèche par l’équipe ; le fait que la crèche compte peu d’enfants est appréciable, les puéricultrices ont le temps d’être au calme auprès des enfants. Comme crèche parentale, les parents sont impliqués dans la crèche, le projet pédagogique, les activités et sorties. Nous avons par exemple fait une Fête de Noël très réussie, avec les enfants d’aujourd’hui et les anciens’, le Père Noël, un sapin etc… C’est agréable de passer du temps à la crèche avec son enfant … et ses camarades. Je pense que c’est positif pour l’enfant de voir que son parent s’investit avec lui, pour sa’ crèche. Les enfants sortent souvent dans le quartier, l’emplacement de la Farandole est très pratique. Paloma a depuis appris à ramper et marcher encore un tout petit effort !!, elle explore de plus en plus et va le matin avec le sourire 🙂 » Hélène, mère de Circé, 2 ans, arrivée à la crèche à 9 mois Ma fille Circé est entrée à la crèche à l’âge de 9 mois, une période difficile pour se séparer, car c’est à ce moment-là que les premières angoisses de séparation peuvent survenir. L’enfant comprend que sa mère et lui constituent deux êtres différents. Pourtant, tout s’est très bien passé grâce à l’adaptation progressive qui s’est écoulée sur 3 semaines. Le sourire et la bonne humeur de l’équipe crée autour des enfants un climat chaleureux de confiance. L’une des choses que j’apprécie le plus à la Farandole, c’est que l’équipe pédagogique de la crèche se montre toujours très disponible, quel que soit le moment de la journée, pour échanger avec le parents autour de questions en lien avec l’éducation, le développement, l’alimentation … Elles savent donner aux parents des pistes et restent dans l’écoute bienveillante jeune parent, on se sent épaulé par cette équipe si à l’écoute.» En savoir plus Présentation de l’équipe pédagogique de la crèche Visite guidée de la crèche L’implication des parents dans la vie de la crèche
Un départ pour un nouveau projet. Vendredi soir, Valérie Dupoty, directrice de la crèche, conviait son équipe et ses collègues, les élus municipaux ainsi que les parents et les enfants qu'elle a accueillis à la crèche. Ce rendez-vous marquait symboliquement son départ vers de nouvelles aventures enfantines. » Valérie Dupoty, éducatrice de jeunes enfants, était arrivée à Berry-Bouy en Septembre 2003 à la crèche, dont elle assurait la direction une année plus tard. Puis en 2007, elle prenait également la direction du centre de loisirs. Depuis neuf ans, elle s'est attachée à travailler selon ses convictions personnelles et professionnelles. Je souhaitais travailler auprès des enfants, avec la volonté d'établir une relation de sécurité et de confiance avec les parents », confiait-elle. Bernadette Goin, maire de Berry-Bouy, affirmait que la jeune femme avait le goût du travail bien fait, toujours présente et au service des enfants et des parents. » Après une collaboration de neuf années, ce n'est pas sans une émotion certaine que Valérie Dupoty s'en va pour réaliser un nouveau projet professionnel. Elle travaillera dès le mois de septembre à Genouilly, sur la mise en route d'une nouvelle structure multi-accueil, avec toujours les mêmes convictions. Je suis très touchée et à la fois contente de me rapprocher de chez moi, et émue de quitter une belle équipe avec qui, j'ai pris beaucoup de plaisir à travailler », concluait-elle, avant de convier l'assemblée à partager le verre de l'amitié.
Bonjour lufanju, Tout d'abord, je tiens à vous dire que c'est vraiment courageux de votre part de vouloir changer de vie. C'est en effet en général un long cheminement intérieur parfois difficile avant de prendre la décision de quitter son travail, sa région, ses amis, afin de commencer quelque chose ailleurs. Je comprends tout à fait votre peur d'annoncer à votre employeur votre décision de le quitter, et au final vous avez le choix entre la démission à condition a priori d'avoir retrouvé au préalable un autre emploi ailleurs, à moins d'être téméraire et la rupture conventionnelle, et je pense comme vous que la rupture conventionnelle peut être une solution, le problème étant que votre employeur peut la refuser. Mais s'il accepte, cela sera en connaissance de cause au niveau financier le montant de l'indemnité de rupture à verser + les 20% de charges qu'il aura à payer sur ce montant. Au niveau du montant de votre indemnité, je doute très fortement qu'il vous accorde un an voire deux de salaire!!! Sachant que le minimum légal que vous pourrez toucher équivaut au montant de l'indemnité conventionnelle de licenciement, lorsque celle-ci est supérieure à l'indemnité légale de licenciement. L'indemnité doit être supérieure à 1/5e d'un mois de salaire multiplié par le nombre d'années d'ancienneté. Au-delà de 10 ans d'ancienneté, il faut y ajouter 2/15es d'un mois de salaire par année supplémentaire. Le salaire de référence est déterminé en prenant en compte, selon la formule la plus avantageuse soit le douzième de la rémunération brute des 12 derniers mois précédant la rupture, soit le tiers des 3 derniers mois. Concernant ce que vous a dit "Javance", je trouve que cela relève du jugement; or nous ne sommes pas au tribunal, ce forum est fait non pour accuser ou juger, mais pour aider, et ce de manière neutre. Personne n'est là pour juger vos doutes, vos peurs et vos choix, lufanju, mais pour essayer de vous comprendre et éventuellement donner des conseils. Si vous ne vous sentez vraiment pas bien dans votre travail à ce jour, n'hésitez pas à partir, il en va de votre santé psychologique, de votre bien-être. Votre patron le comprendra, s'il est bienveillant. Et puis, de nos jours, on reste rarement toute sa vie dans la même entreprise! $🙂 Je vous souhaite bon courage et bonne chance!! $👋
Retour sur l'affaire Baby-LoupDe la crèche Baby-Loup créée en 1991 à Chanteloup-Les-Vignes 78, le grand public ne connaît essentiellement que le bras de fer judiciaire entamé il y a cinq ans avec l’une de ses anciennes employées, Fatima. Celle-ci a été licenciée en 2008 lorsqu’elle a décidé de porter le tchador au sein de la structure, au mépris de la règle de neutralité édictée par le règlement intérieur. Depuis, cette affaire est devenue un symbole des débats récurrents sur la laïcité et sur les dangers de la radicalisation religieuse. Dans comment la voile est tombé sur la crèche », Caroline Eliacheff, pédopsychiatre et psychanalyste, raconte l’insidieuse emprise du fondamentalisme mais retrace aussi les grandes heures et le combat de Baby-Loup pour le droit des femmes et l’épanouissement des enfants. Ce sont eux, écrit-elle, les héros silencieux et les victimes oubliées de l’affaire Baby-Loup » ».Baby-Loup, l’accueil trois étoiles La première vertu du livre de Caroline Eliacheff, avant même de constituer une implacable chronologie des faits, réside dans un rappel tout aussi salutaire la crèche Baby-Loup, ouverte à Chanteloup-les-Vignes en 1991 par et pour les femmes du quartier, est était ? une structure exemplaire en ce qui concerne l’accueil du tout-petit. Or, comme le propos de l’auteur est bien de ramener l’enfant au cœur de l’affaire, c’est une donnée capitale. Au-delà de l’affaire du voile, ce qui est intéressant c’est que toutes les crèches devraient fonctionner comme Baby-Loup, assure Caroline Eliacheff. Pas forcément dans le sens d’une ouverture 7 jours sur 7 et 24 h/24 mais du point de vue des pratiques professionnelles. D’après mes observations, il arrive que certaines structures offrent un accueil de grande qualité. Mais c’est exceptionnel. Souvent les directrices dirigent peu. La formation initiale des employés est insuffisante et la formation continue est beaucoup trop rare. Les employées aiment en général leur métier, elles l’ont choisi, mais elles sont peu rémunérées et perçoivent une formation qui ne leur permet pas de traiter les enfants autrement qu’en référence à leur propre éducation. A contrario, à Baby-Loup, la formation est permanente, c’est toute la journée que les employées sont amenées à réfléchir sur les réflexions faites aux enfants. La crèche propose régulièrement des journées d’étude.» Les enfants sont accueillis à Baby-Loup à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, parfois en urgence, mais ils le sont toujours dans de bonnes conditions et par des professionnelles très compétentes. Autre point fort de la structure rarement mis en avant sa mixité sociale. Située au cœur d’un quartier dit sensible » de Chanteloup-les-vignes, Baby-Loup n’en accueille pas moins toutes les catégories socio-professionnelles les enfants de la cité, en premier lieu, mais aussi les bébés des parents dont les métiers et les horaires sont peu compatibles avec les modes d’accueil traditionnels, avocat, comédien, hôtesse de l’air… Baby-Loup ou l’émancipation des femmes Autre rappel plus que pertinent dans une telle affaire en 20 ans, Baby-Loup et sa directrice Natalia Baleato a fait beaucoup pour les enfants mais tout autant pour les femmes. La structure a constitué un formidable outil d’émancipation pour les mères du quartier, à commencer par celle qui est à l’origine des tourments judiciaires de la crèche, Fatima. Encouragée par Natalia Baleato et l’équipe de la structure, la jeune femme, au départ seulement titulaire d’un CAP de couture, obtiendra un diplôme d’éducateur de jeunes enfants, passant ainsi de bac-5 à bac+3 ». Dans un témoignage enregistré en 2007 par une psycho-sociologue, et repris par Caroline Eliacheff dans son livre, Fatima racontait ainsi ce moment charnière de sa vie M’absenter de chez moi, trois ou quatre jours par semaine, pour passer un concours, me semblait une difficulté insurmontable.… Mon mari a souvent été d’accord avec moi, ou plutôt il n’a jamais été capable de me dire non ou de s’opposer à moi. Je suis partie à Paris. Je me disais tu n’y arriveras pas, tu es en échec, tu es la seule Arabe du groupe, la seule grosse… J’étais habituée à ma cité. Dans la cité, la différence se vit très bien. Ailleurs, c’était plus difficile. J’étais porteuse de stigmates… Je n’y arriverai pas… Finalement, pour mon bonheur et celui de mes collègues, j’ai réussi mon concours d’entrée.» Après Fatima, d’autres femmes ont été formées puis embauchées par Baby-Loup. L’ensemble des femmes du quartier, en premier lieu les mères des enfants accueillis, ont bénéficié du soutien de la structure, comme le relate Caroline Eliacheff Chaque année au printemps, le groupe part un week-end entier sans les enfants en gîte, accompagné par les responsables de la crèche et un intervenant extérieur pour réfléchir sur des sujets comme être femme aujourd’hui dans la cité et dans le monde », ou la place du père et celle du mari », ou encore la communication à l’intérieur du couple et de la famille ». Des séjours d’une semaine avec enfants et une partie du personnel de Baby-Loup, à la campagne ou à Belle-Ile, sont également organisés, prioritairement mais pas seulement pour les femmes seules. Elles n’ont pas à préparer les repas, peuvent partager des activités ludiques et culturelles avec leurs enfants, confronter les modes de vie, s’informer et se former.» Baby-Loup contre les fondamentalistes Caroline Eliacheff raconte très bien le travail de sape mené par le fondamentalisme religieux contre Baby-Loup, la façon dont progressivement l’islam radical s’est insinué dans les moindres interstices, transformant cette crèche modèle qui faisait la fierté des habitants du quartier en citadelle assiégée. Quand on ne sait pas ce qui s’est passé, on imagine que toute l’affaire se résume à une femme qui a voulu revenir voilée après son congé parental », déplore Caroline Eliacheff. Or, le plus intéressant, et le plus stupéfiant, ce n’est pas tant l’affaire du voile, c’est l’entrisme religieux l’ayant précédée et accompagnée. Le vinaigre de vin qui disparaît des placards, remplacé par du vinaigre chimique, puis les assiettes pour enfants ornées de petits cochons disparues elles aussi, les employées qui revêtent sous leur blouse des pulls couvrant les mains, en pleine période de grippe nécessitant un lavage des mains régulier, un animateur qui refuse d’emmener les enfants à la piscine puis décide de ne prendre en charge que les garçons et ne veut plus serrer la main des femmes. Puis certains parents finissent par exiger que leurs enfants, musulmans, mangent à une table à part. Le seul critère de qualité exigé par ces parents, constate Caroline Eliacheff, est le respect des règles religieuses. Des mères de famille veulent inscrire leur enfant, affirmant au cours de l’entretien, que la religion est un droit » et n’ont qu’une question à la bouche que mangent les enfants » ? ». L’intimidation et l’abandon Avec le temps, et avec le premier avis de la Halde émis en 2010 donnant raison à l’employée voilée, une partie des parents est devenue de plus en plus revendicative et les coups de boutoir de l’extérieur de plus en plus forts. L’auteur énumère cette pression qui va crescendo. Des femmes en tchador ou niqab bloquent les permanences d’inscription pour montrer que le quartier surveille Baby-Loup. Les menaces de mort contre le personnel de la crèche, les voitures dégradées, les insultes, la pression sur les salariées de la structure lorsqu’elles font leurs courses dans le quartier… une professionnelle finit par démissionner, ne supportant plus d’être prise à partie par des parents lui demandant d’appliquer dans la crèche les préceptes religieux. Pour Caroline Eliacheff, Baby-Loup a été littéralement abandonnée par les instances politiques et administratives. La neutralité religieuse est par exemple un critère exigé par la CAF dans les contrats qu’elle passe avec les structures agréées. Qui a entendu la CAF lors des différents procès ? Certains n’ont voulu voir dans l’affaire Baby-Loup qu’une histoire singulière et locale. Comme beaucoup d’autres, écrit Caroline Eliacheff, j’y vois le symbole des contradictions de la société française, des lâchetés des uns et du courage des autres. Je constate aussi, à gauche, à droite, comme au niveau des instances européennes, l’absence d’une politique cohérente qui s’opposerait intelligemment et fermement au projet souterrain des fondamentalistes.» Baby-Loup et maintenant ? En mars 2013 la Cour de Cassation a cassé l’arrêt de la cour d’appel de Versailles, invalidant ainsi le licenciement de Fatima en 2008 par Natalia Baleato, la directrice, et renvoyant l’affaire devant la Cour d’appel de Paris. Celle-ci doit rendre son arrêt le 27 novembre prochain. L’avocat général a demandé la confirmation du licenciement. Quelle que soit l’issue de cette saga judiciaire, acculée, confrontée à l’hostilité d’une partie de la population, Baby-Loup quittera Chanteloup-Les-Vignes en décembre prochain. Le maire de Conflans-Saint-Honorine a proposé d’accueillir la crèche mais le conseil régional d’Ile-de-France dit ne pas pouvoir prendre en charge les frais de déménagement.
annoncer son depart aux parents de la creche